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#10 – Lettre à un jeune entrepreneur : regarder en arrière !

Cher B.,
D’après ton email (et ton profil) tu sembles être un entrepreneur qui ne manque pas d’ “inspiration”. Tes nombreuses idées en attestent.

Mais j’ai envie de te dire : dans la vie, on ne peut pas faire QUE inspirer !

Sinon, on risque de gonfler comme une baudruche. :-)

Blague à part, c’est un trait fréquent de l’entrepreneur : il est tourné vers l’avenir, il imagine demain, il se laisse inspirer par les tendances rencontrées, devinées ou perçues…

Mais la vie est comme une respiration, un temps pour inspirer, un temps pour expirer.
Expirer, ce serait alors quitter le rêve pour revenir sur terre, avec la confrontation à la réalité, aux clients.

Expirer, c’est aussi souffler, et l’été qui arrive est sans doute une occasion de :

– ralentir la cadence

– faire une pause / recharger les batteries

– revenir en arrière

Smiling businessman

Revenir en arrière

Je vais saisir l’occasion également de revenir en arrière sur cette première salve de “Lettres”.
(on me souffle dans l’oreillette que les quasi 2000 personnes qui ont lu “Ton idée à 1 milion ne vaut rien” (clickbait assumé) n’ont pas toutes lu les autres chroniques).

Voilà peut-être l’occasion pour toi de reparcourir la vie d’entrepreneur au fil du temps et des étapes, et de requestionner certains aspects, en fonction de l’éclairage de ces diverses lettres.

Au début on n’est pas (encore) entrepreneur, il est légitime de s’interroger sur sa vocation entrepreneuriale (lettre #1). On a vu qu’il vaut mieux s’engager pour les bonnes raisons : une véritable passion (et proche du client), plutôt que l’envie d’échapper à un chef ou à une routine.

Une fois embarqué, on peut se demander ce qu’il faut savoir, pour être entrepreneur. La bonne nouvelle, c’est que le « corpus théorique » de l’entrepreneur est relativement mince (lettre #2). L’expérience et la pratique, c’est autre chose, bien entendu !

Si on ne l’a pas déjà, on peut ensuite se demander comment avoir une bonne idée (lettre #7). En commençant par résoudre des « vrais problèmes » de vrais clients, et pas juste en écoutant les feedbacks (souvent complaisants) des potes.

Puis cette idée se fait démolir : “elle ne vaut rien !” disent certains, arguant que tout est dans l’exécution. On aborde ça dans la lettre #4, pour voir que l’essentiel est la validation, qui vient s’insérer entre l’idée et l’exécution.
Et il arrive que l’on doive faire rapidement le constat que cette idée (que l’on trouvait si originale) est assez répandue somme toute (lettre #3).

Une étape clé est certainement de constituer son équipe, en réalisant la différence (et complémentarité) entre le cerveau entrepreneur et celui du manager (lettre #5).
On peut s’adresser aux business angels (lettre #6), bien qu’il vaille mieux ne le faire que en ayant validé certains aspects clés du business model et du product-market fit (d’autres lettres à venir)…

Pour tenir dans la durée, l’entrepreneur veillera à développer la qualité de « grit » (lettre 9), tout en veillant à soi et à ses différents « niveaux d’énergie » (lettre #8), par exemple par la méditation de pleine conscience.

Voilà, cher B., et chers vous tous, à l’arrivée de l’été, une occasion de réviser ses classiques ! (et relifter son projet au passage)

 

R.

 

Roald Sieberath est multi-entrepreneur, actuellement co-fondateur de Swan Insights. Il est également coach pour divers accélérateurs, dont LeanSquare et StarTech.

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